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Télévision numérique terrestre en France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La télévision numérique terrestre (TNT) en France exploite les normes DVB-T, MPEG-2 pour la résolution d'image standard ou « SD » et H.264 (également appelée MPEG 4 AVC) pour la « haute définition » (TVHD). Son lancement commercial est intervenu le 31 mars 2005.

Au total en 2013, on dénombre une soixantaine de chaînes tous genres confondus parmi lesquelles 25 chaînes nationales ainsi qu'une quarantaine de chaînes locales ne nécessitant aucun abonnement. En complément, 11 chaînes nationales payantes sont autorisées à diffuser en définition standard (SD) sur le réseau TNT français depuis mars 2006. Le lancement de la TNT HD sans abonnement adopte la norme DVB-T et H.264 / MPEG 4 AVC à compter du 30 octobre 2008.

Transition analogique vers numérique

La France métropolitaine a achevé son basculement depuis la télévision analogique (Sécam L') vers la télédiffusion numérique le 30 novembre 2011.

Toutefois, certains réseaux câblés métropolitains ainsi que certaines installations collectives de réception par satellite exploitent toujours une modulation analogique, le plus souvent à la norme PAL BG, au lieu de la norme numérique DVB-T. Sur un plus long terme, la télédiffusion devrait adopter la norme de DVB-T2, ce qui obligerait à un renouvellement des équipements de réception1. Toutefois en 2011, cette mesure a été reportée afin de ne pas affecter la majorité du parc d'équipements et téléviseurs non compatibles.

Principes généraux

Pour recevoir la télévision numérique terrestre dite « gratuite », il convient d'utiliser une antenne recevant la bande UHF associée à un équipement adapté, capable de capter et interpréter les signaux numériques à la norme DVB-T. Ce type de démodulateur (qui est en fait un tuner-décodeur délivrant une image et un son analogiques) peut être intégré au téléviseur, ou être relié indépendamment à l'écran. Les offres payantes nécessitent un terminal de réception intégrant un accès conditionnel fourni avec l'abonnement auprès de l'opérateur. Il n'existe pas d'antenne spéciale DVB-T puisque cette norme a été conçue pour être totalement compatible avec les antennes existantes permettant de capter les signaux télé analogiques.

L'arrêt de la télévision analogique en France est effectif depuis le 29 novembre 2011, conforme à la communication de la Commission européenne ayant proposé un arrêt total des émissions analogiques en Europe au 1er janvier 2012 2. Cette date marque ainsi l'abandon officiel de l'exploitation en modulation analogique à la norme « L » et du standard de couleurs SÉCAM. Cette évolution doit permettre d'allouer les fréquences libérées à d'autres modes de télécommunication (radio numérique, télévision mobile personnelle, Internet sans fil, télécommunications professionnelles, téléphonie, etc.). En France, le basculement vers le tout numérique a été progressif, région par région.

Le 29 novembre 2011 marque également l'abandon définitif du standard couleurs historique, le SÉCAM qui avait déjà été abandonné pour la plupart des autres modes de diffusion (satellite, xDSL, télé Web) à l'exception notable du câble (cependant, les réseaux Numericable d'Île-de-France ont abandonné définitivement ce standard, en 2011, et ce processus s'étendra, site par site, selon Numericable : diffuser simultanément du DVB-C, du DVB-T, et du SECAM L/L' revient trop cher et cette norme analogique est trop singulière).

Équipements de réception

Le récepteur

Ces équipements sont reliés à prise dite « antenne TV ». Trois types d'équipements sont distingués, selon le type d'offre qu'ils permettent de capter et restituer :
  • Récepteur ou adaptateur TNT simple, donc avec tuner Mpeg 2 ou dit « SD » (à définition standard) pour les chaînes « gratuites » (en clair) en métropole. Ces appareils ne sont plus autorisés à la vente depuis décembre 2012.
  • Récepteur ou adaptateur TNT « SD » et TVHD (Haute Définition), donc plus excactement et en fait, avec tuner Mpeg 2-4 pour les chaînes « gratuites » (en clair) en France métropolitaine et d'outre-mer ;
  • Récepteur ou adaptateur TNT Mpeg 2-4 TVHD (Haute Définition) retrocompatible " SD" pour les chaînes « gratuites » (en clair) et les chaînes à péage.


Si l'équipement n'est pas intégré à la télévision, il se présente sous la forme d'un boîtier autonome (récepteur ou adaptateur TNT "HD " à tuner Mpeg 2-4) externe à relier en HDMI (Peritel-Scart possible) au téléviseur ou sous forme de cartouche ou clé, à introduire dans un port d'extension du téléviseur (ou de l'ordinateur multimédias). Antenne et télédistribution privée En France, en 1999, le parc de logements alimentés par antenne individuelle ou d'antennes individuelles est estimé à douze millions.

En métropole, la TNT exploite principalement la bande de fréquences UHF (bandes IV et V). Les « aériens » (comme les classiques antennes « râteau ») peuvent parfois permettre de capter ces fréquences. Lors de l'arrêt de l'analogique, certains téléviseurs ne fonctionnent parfois plus avec les antennes intérieures.

En 1999, 60 à 70 % des ventes annuelles d'antennes est constitué d'antennes « large bande » couvrant les bandes IV et V, les 30 à 40 % restants sont des antennes « bande étroite » avec une largeur de bande de 140 MHz. Toutefois, certains éléments doivent être attentivement sélectionnés pour garantir une réelle efficacité pour la captation et la télédistribution des signaux TNT :
  • la performance de l'antenne sur la totalité des bandes de fréquences à recevoir (UHF) ;
  • le gain de l'antenne. Cette mention exprimée en Décibel (dB) doit généralement faire état de plusieurs valeurs ou d'un schéma (niveaux en bas, milieu et haut de bande) ;
  • les composants associés à l'antenne : connecteurs, préamplificateur, coupleur (avec une antenne FM ou satellite, par exemple), les protections (parafoudre, éclateur…) ;
  • la qualité et les performances du câble coaxial (« fil d'antenne ») ;
  • la fiabilité et le rendement des composants de télédistribution (amplificateurs, filtres, répartiteurs, baie de télédistribution collective, dé coupleurs...) ;
  • le réseau de télédistribution (longueur du câble coaxial, filtres éventuels, connectique…) ;
  • la connexion terminale (prise et connectique d'antenne).


Le récepteur ou adaptateur (démodulateur numérique ou tuner) TNT adapté à la norme DVB-T doit également répondre à des spécificités concernant sa sensibilité et ses performances, notamment dans le traitement des signaux et la correction d'erreurs.

Antenne et télédistribution collective


D'après une étude de TDF de 1999, neuf millions d'antennes collectives sont installées et dans les copropriétés, le passage au numérique nécessite dans 92 % à 98 % des installations des modifications sur les filtres de la station de tête de l'antenne, pour un coût d'environ 50 francs de l'époque par prise, soit environ dix euros.

D'après cette même étude de TDF de 1999, dans 10 % des copropriétés, le passage au numérique nécessite des modifications importantes pour un coût d'environ 1 600 francs de l'époque par prise3, soit environ trois cents euros.

En réception collective, les principaux problèmes rencontrés concernent :
  • la non-conformité des antennes (qui peuvent ne pas capter la totalité des fréquences UHF exploitées pour la TNT) ;
  • la présence ou le mauvais réglage de filtres (perturbant ou rendant impossible la restitution de tous les canaux DVB-T à recevoir) ;
  • la présence, le mauvais réglage ou l'incompatibilité des répartiteurs, coupleurs et amplificateurs ;
  • le vieillissement ou l'état défectueux du réseau de câbles coaxiaux ;
  • l'exploitation d'une alimentation électrique inadaptée ou mal filtrée qui injecte des signaux parasites ;
  • l'état de la connectique terminale chez l'usager.


Contraintes et limites de la TNT

Article détaillé : Inconvénients de la TNT.

La réception des signaux DVB-T peut être sensiblement affectée par plusieurs phénomènes. Le choix des équipements et leur emplacement sont déterminants. Il est nécessaire de surveiller certains aspects tels que :
  • les phénomènes météorologiques pouvant agir sur la captation des signaux ou engendrer des parasites (canicule, gel, fort brouillard, orage, neige, vent…) ;
  • les perturbations électromagnétiques (moteur électrique en fonctionnement à proximité, électricité statique, rayonnement et transmissions hautes fréquences tels que four à micro-ondes, émetteur local, cellule téléphonie mobile…) ;
  • la mauvaise qualité de l'alimentation électrique (micro-coupures, parasites, hausses ou baisses significatives de la tension…) ;
  • la connectique exploitée (qualité ou vieillissement des cordons d'antenne et prolongateurs, branchements parallèles en T ou en Y sans répartiteur pouvant affecter l'impédance du circuit, mauvaise isolation galvanique).


Concernant le récepteur (adaptateur) TNT, il est conseillé de ne pas l'installer à trop grande proximité d'un téléviseur de type cathodique, d'un appareil vidéo ou multimédias (magnétoscope, DVDscope, Numériscope…), d'un téléphone portable ou sans fil ou de toute source de chaleur. Il doit être installé dans un endroit frais, aéré et isolé, à l'abri de l'humidité et des rayons solaires.

Pour des motifs comparables, l'utilisation d'antennes intérieures (sauf à proximité d'un site d'émission) est déconseillée. Une antenne intérieure est toujours moins performante et plus sensible aux perturbations domestiques (sonnette, parasites provoqués par un téléphone portable, un four à micro ondes, un ordinateur…). Pour ce type d'équipements, les mentions commerciales (« spéciale TNT »), notamment pour les antennes avec amplification électroniques ne garantissent absolument pas une captation satisfaisante des signaux DVB-T à l'intérieur d'un édifice.

Sigles, labels et logos contradictoires et confusion

Il est fréquent de rencontrer des mentions commerciales ou publicitaires faisant état d'antennes « spéciales TNT » ou « adaptées spécifiquement au numérique » Ces formules ne reposent sur aucun élément technique car la norme de diffusion DVB-T est plus performante que l'ancien système analogique (Sécam L) et est justement conçue pour être compatible avec les installations pré-existantes.

Une série de sigles commerciaux ont été exploités depuis 2005, période de lancement de la TNT. Les mentions ou logos et labels européens sur la TV HD, tels que HDTV (TVHD), HD Ready (« prêt pour la Haute Définition »), Full HD (« Haute Définition Totale » ou « pleine résolution ») et HDTV 1080p (TVHD 1080p ou TVHD à résolution 1080 lignes au mode progressif) se sont multipliés, apposés sur les téléviseurs, vidéoprojecteurs, DVDscopes et autres récepteurs ou adaptateurs TNT.

Entre 2004 et fin 2008, une grande confusion a été entretenue par la distribution et les marques d'électronique afin de ne pas freiner leurs ventes avant le lancement effectif de la TNT HD (gratuite). Ainsi, la plupart des téléviseurs ou écrans même haut de gamme TVHD « Full HD » commercialisés avant l'automne 2008 ne disposent pas des circuits de réception adaptés à la « TNT HD » [réf. souhaitée].

La loi 2007-309 du 5 mars 2007 (article 19) a permis de clarifier la situation pour le public. Elle établit le calendrier rendant obligatoire le tuner DVB-T intégré aux téléviseurs neufs vendus au public :
  • Mars 2008 : tuner DVB-T pour tous les types de téléviseurs
  • Décembre 2008 : tuner TNT-HD pour les téléviseurs affichant un label HD
  • Décembre 2009 : tuner TNT-HD pour les téléviseurs de plus de 66 cm de diagonale
  • Décembre 2012 : tuner TNT-HD pour tous les téléviseurs




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