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Picto t e r m i n a l - m e d i a . f r Picto


L'intoxication ou la raison
Vers vingt deux heures dans la france d'hier soir, du samedi soir donc, à la télévision, on pouvait découvrir deux programmes similaires à la même heure. Il était question de chroniques criminels et d'affaire non élucidée.

Ces émissions reprennent comme leur noms l'indiquent des faits divers qui effrayent et rassurent, c'est selon, quand les sentiments reviennent les uns après les autres ou tous à la fois. Assourdissants comme toujours avec leurs lots de réminiscence mémorielle parasite. Ce qui faisait l'originalité d'un programme comme faites entrée l'accusé reposait sur la mécanique des outils de l'état. Cela nous expliquait les fonctionnements de la police, de l'ordre de la justice et de l'univers carcérale mais sans toutefois tomber dans les détails de l'horlogerie institutionelle. Le réalisme donnait à la victime, comme au bourreau et à l'assassin un semblant d'humanité qui se refletait dans un soupçon de psychologie. Rien de tout ça dans les deux émissions cités plus hauts, on se borne aux faits. Cruels, incontournables, obscènes. Cependant, seul le recul et le taux de conscience de notre cher ami le client, apportent une justice face à la compréhension des éléments qui se déroulent devant ses yeux. C'est inacceptable, le chateau de carte de la duplicité s'inscrit devant nous. Ou, ils effrayent, parce que vous êtes trop sensible. Ou, ils effrayent, parce que vous vous mettez dans la situation de la victime, Ou, vous revivez l'horreur d'une situation et c'est la compassion transécran qui s'imposent. Ils effrayent également face à l'implacable logique des forces de police, de justice, pour accuser un l'innocent et c'est ainsi, se mettre dans la peau de l'accusé. Ils effrayent, pour celui qui est neutre et sans avis préconsus sur le problème, ou ceux qui connaissaient la victime. C'est très proche du compassionnel, mais toutefois avec la notion de l'impuissance, "et si j'avais fait ça, au bon moment, ça ne serait pas arrivé" et là nous sommes dans le sentiment de culpabilité

Cette représentation du réel dans un simulacre de justice suggéré à la télévision renforce l'idée que l'on peut faire sa justice soi-même devant la télévision avec son plateau télé et cela renforce le climat d'insécurité ou le sentiment d'une société anxiogène et dangereuse. Mais si toutefois, je n'ai pas ma statue dans les gares. A l'heure actuelle, nous n'en sommes pas encore là

Car d'ailleurs, ce n'est pas ce type de programmes que je voudrais voir dans une société de la responsabilité et d'éveil de la conscience de façon précoce. On ne peut envisager de tomber dans le perspective de l'échec, si vous êtes un enfant de la république, vivant dans une démocratie épanouie et lumineuse. D'ailleurs, dans l'oeil de l'ours à l'image de la nature sauvage, pas d'humanité, ni de démocratie et encore moins d'éducation, aucune étoile brillante dans le regard. Parce que nous sommes des femmes et des hommes et que nous méritons la france, l'europe, enrichis par les mémoires du monde universaliste avec toute son histoire pourtant parfois malheureuse. Chaque futur citoyennes et citoyens doivent devenir les armées de l'excellence et par là-même rendre les générations qui arriveront après, plus aptes, plus fortes et plus à même de mener une vie riche de rencontres avec le savoir et la raison
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