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CULTURE

AMBASSADOR HILL

WAFFEN SS
REFRAIN
Je suis un waffen ss, un nazi sans sa laisse
Je suis un waffen ss, je viens de Bourg-en-Bresse
Je suis un waffen ss, le chien qui mord sa maitresse

Je suis un waffen ss
Et je peste et je peste
Contre Adolf qui m’a envoyé
Sur le front de l’est

Je suis un waffen ss
De la division Charlemagne
Et je sais qu’à Berlin
On attend ma compagne

Je suis un waffen ss
Je tire sur le bolchévique
Et je sais qu’à la fin
Il fouillera dans mes tripes

Je suis un waffen ss
Qui fait sa une dans la presse
Des explosions bizarres
Aux détails de l’histoire

Je suis un waffen ss
Du marquis au prolo
De l’historien au vaurien
Des croix aux draps de satin




AF-RIO-PARIS

Le grand avion blanc
A pris son envol, avec élan
Il parcourt la nuit noire
On le voit sur le radar

Tous les gens à son bord
Sont las et ils s'endorment
L'équipage est calme
Il rentre du Brésil à Paname

Pilotage automatique
La trajectoire unique
Soudain plus personne
Pour parler dans le microphone

Pour un silence de sourds
assourdissants, comme toujours
Débris ici et là
Les corps sont déjà, tout en bas

Géolocalisation
Les sous-marins en action
On a rapporté les cadavres
Ce n'est pas très beau à voir

Rapport d'Etat, on le promet
C'est l'équipage à qui on le devait
Rio-Paris, ce n'est pas adéquat
Pour pourrir les relations d'anaconda

Bien au contraire, ça nous a renforcé
A vous enfoncez dans le, Rio Grande
Maintenant où que vous vous trouvez
Pensez donc, à votre sécurité

En Malaisie, en Ukraine, ils disparaissent en plein vol
Une raison de plus de vous toastez sur le sol

REFRAIN
As-tu vraiment pensés aux conséquences
Avant d'appuyer sur le bouton de ta conscience
As-tu vraiment réfléchit aux circonstances
Avant l'invasion des armées de la constance




CASSES-TOI

Quand l'Europe proclamera le vingt-sixième état
Que la Russie se présentera avec sa meilleure vodka

Comment voulez-vous qu'on leur disent, aux obèses Texans
Qu'ils n'ont plus rien à faire dans leur caserne de l'Otan

Prêts à en découdre encore, en batailles rangées
Pour tous les despotes vulnérabilisés

Que ce soit à Varsovie ou que ce soit en Turquie
Il n'y a qu'un conseil à la fois qui te va : casses-toi

Pas de cercueil ni de valise car ce sera un honneur
Je te le parie, un jour, tu partiras de bonne heure

Elle nous a dit que de l'Union, ils n'en n'avaient rien à faire
C'est pourquoi à notre tour, c'est à nous pour bien faire

Le destin mondial veut que tu t'en ailles
Elever tes poulets, tes volailles

Faisant bêler ton peuple, bêtement
Tout en trois lettres, seulement

Tant de morts depuis, 70 ans
T'ont fait perdre la raison, ton entendement

Je ne voudrais pas être à ta place
Quand on va tirer la chasse

Place nette pour ces rats et à leur 52ème états
Ces vieux débris éructant, coca et whisky

Et si cette fois, vous en aviez l'audace
Il fera très très chaud, sur le petit rapace

Plus, vous vous enfoncez dans le jeu
Plus, nous tirons dans vos pneus

Et vous pouvez lutter de façon démocratique
Devant des milliards de fusils automatiques




CASSOULET de TOULOUSE

Vous vous salissez les pieds, en marchant dans la TNT
Dominique le toulousain, l'avait bien programmé
Et je sais que de là, où il est, il sait, qu'il s'est trompé
En confondant les normes établies et la solide réalité

REFRAIN
Un planning, un lobbying, un décodeur, une erreur

Journaliste émouvant, qui parle exclusivement aux poules
Alors qu'il s'adresse en direct, à la foule
Prochaine case de choix, il passe par la mairie
Son parcours cathodique, lui aura bien servi

REFRAIN
Un planning, un lobbying, un décodeur, une erreur

Baignant tout simplement dans les hautes sphères du pouvoir
Rendez-vous avec Jacques, à trois heures moins le quart
Nommé chef supérieur de la télévision
Ça s'appelle CSA mais ça c'est pour le pognon

REFRAIN
Un planning, un lobbying, un décodeur, une erreur

Mise au point par les Britanniques
Il court à Londres pour les problèmes techniques
Dépassé par la course du numérique
Il s'entête comme un rat, dépourvu de logique

REFRAIN
Un planning, un lobbying, un décodeur, une erreur

Nain de l'électronique et fournisseur de décodeur
Lobbying industriel, des marchands, des voleurs
Ce sont les gagnes petits de toute une industrie
Qui n'ont jamais rien compris à la vraie stratégie

REFRAIN
Un planning, un lobbying, un décodeur, une erreur

Alors que sur la scène, le Net, est déjà bien présent
Il choisit les standards, pour les grands-parents
Cela aurait été unique de prendre de l'avance
Avec l'internet un choix direct, pour la France

REFRAIN
Un planning, un lobbying, un décodeur, une erreur

Pauvre petit têtard du bassin
Les vers sont ton destin
Mais j'espère qu'avant l'instant fatal
Tu as eu le temps de voir ton scandale




DOME DE FER

Les commandants ont décidé
Qu'il fallait maintenant kidnapper
Des petits enfants innocents
Pour aller faire peur aux grands

Plus racistes que les intégristes
On suppose même qu'ils sont fascistes
Ils sont élus comme des poussins
Que seules leurs mères poussent au destin

Les fondements de leur religion
Quand, elle s'applique à une révélation
Pour les intégristes à frisette
Plus de loi, juste la machette

Pour couper court à tout ce qui passe
Espérer voir la mer rouge qui dépasse
On devait donc trouver le casse-tête
Des territoires de 47

Les rosbifs sont là pour le dénouement
Toujours présent, incompétent
Ils coupent, donc à la truelle
Les frontières, et les ruelles

La cause réelle du partage du pays
Pour nourrir un peu plus les appétits
Le crime extrême de trois marmots
Qui sont parties, sans dire un mot

On les retrouvera pas loin d'ici
A West Spring ou dans les collines de Copper City




DRESDE ET LE HAVRE

Quand Adolf envoi Rudolph, pour négocier la paix
Rudolph fut capturé, c'est prouvé, c'est un fait
Il y passa sa vie, sans un son, sans un bruit
Sans Joseph le géorgien pour l'évoquer aussi

REFRAIN
Maintenant, c'est donc fini mais vous n'avez pas tout dit

Les blockhaus d'antan
Sont devenu bunker, maintenant
Mur de la manche et mur de l'atlantique
Le pain, c'est avant tout, un besoin physiologique

REFRAIN
Maintenant, c'est donc fini mais vous n'avez pas tout dit

Barbe rousse plus tard, il faut du combustible
Et Joseph le rouge n'est pas le dernier des imbéciles
Des milliards de cadavres pour les statistiques
Et janvier 43, donc, ils préparent la suite
Anglais, Américains, bombardent les villes, sans vergogne
Dresde, Le Havre, Hambourg, Berlin et on oublit la Sorbonne

REFRAIN
Maintenant, c'est donc fini mais vous n'avez pas tout dit

A Yalta dans une datcha, dans une situation à trois
Pour Winston et Franklin, c'est la Bérézina
Sur le continent reconstruit, 70 ans plus tard
C'est décidé cette fois, pour vous, c'est un traquenard

REFRAIN
Maintenant, c'est donc fini mais vous n'avez pas tout dit

Perfide Albion garde un pied chez les bouffons
Un autre sur notre sol, ils nous prennent pour des cons
Alors gardez-là, donc, votre monnaie royale
Et restez donc, sur votre rocher féodal

REFRAIN
Maintenant, c'est donc fini mais vous n'avez pas tout dit

Avant de vouloir crâner, il faut savoir se distinguer
Vieux peuple prétentieux, si vous voulez briller
Commencer par vos gueux, sans les faire beugler
Ça vous fera changer, un peu et vous pouvez commencer




HOPITAL CONCENTRIQUE

Couloir blanc, chambre d'isolement
Plan géométrique, espace publique
11 à 18, c'est la gériatrie
Celles où l'on reste, coincé dans son lit

La 22 un cas dangereux, il est là, depuis cinq ans
Toujours dans son mutisme, omniprésent
Ils déambulent tous ennuyés
Comme si, rien ne pouvait plus les étonner

Un autre écoute une radio
C'est pour lui, son seul écho
Distorsion et confusion verbale
Sont la loi des cachetons ingérés
Si vous en doutez, vous pouvez essayer
Si ça vous amuse, les discours déstructurés

D'heures en horaire, on est réglé
8h30, petit déjeuné
Sans oublier forcément,
Les médicaments

La maison ne prend pas de vacances
Elle est ouverte toute l'année, quelle chance
Personnel et protocole pour chaque patient
Salles de télévision en fonctions, à chaque instants

Séquence d'alarme, ambiance infernale
Chambre 24, il a balancé tout son déjeuner
Mais, il est finalement maîtrisé
Par les messieurs, musclés, de l'unité


Explications sur quelques vacances où j'ai beaucoup appris

FANTASMAGORIQUE JACQUES

Un jour, une nonne, certes un peu conne
Veut faire de moi, son Dieu, son homme

Je suis une pomme et je vous en donne

Caresse chagrin, c'est ce qu'elle dépeint
Avec un peu de Giscard d'Estaing

Je suis une pomme et je vous en donne

Ça va pour moi, je suis nommé, premier ministre pour un été
Le président va me snober, il va pourtant le regretter

Je suis une pomme et je vous en donne

Caméra, TV, je suis cadré pour le feuilleton, je jette les dés
L'entrainement, c'est pour le style, qui marque la fin de mon idylle

Je suis une pomme et je vous en donne

Pour l'échéance, pas de déclin mais je ne prendrais pas le train
Bulletin dans l'urne, pour ceux d'en face, sans être poursuivi par contumace

Je suis une pomme et je vous en donne

Cohabitation, régime de con, encore premier, je suis second
Mercredi, je parade à midi, devant micros, pour la parodie

Je suis une pomme et je vous en donne

Débat tragique, je perds ma chique, combat sporadique, affrontement cynique
En second couteau, je m'incline sur le plateau, je suis tombé dans le panneau

Je suis une pomme et je vous en donne

A midi, le plomb au zénith, fait passer Louis XVI pour le phénix
Premier tour, il est chaos, adieu Edouard, c'était trop beau

Je suis une pomme et je vous en donne

Tonton croit aux forces de l'esprit, ça tombe très bien, moi aussi
Je croise la foule qui applaudit, ça y est cette fois, j'y suis aussi

Je suis une pomme et je vous en donne

Dissolution comme un fardeau, avec un idiot qui fera l'écho
Nomination pour le blaireau, fier et heureux de sa promo

Je suis une pomme et je vous en donne

Un choc extrême et je suis présent, lui est déçu, l'autre n'est pas devant
Je triomphe en bloc à 86 pour cent, plus rien à dire, le château m'attend

Je suis une pomme et je vous en donne

Crise en Irak, je me démarque, pas de problème, on a des arcs
Discours de choc à l'Onu, cette fois, Charly n'est pas venu

Je suis une pomme et je vous en donne

Je ne suis pas sur un bon pied, foudroyante attaque validée
Lent déclin de ma santé Je n'ai pas fait grand-chose, je dois l'avouer

Je suis une pomme et je vous en donne

On passe sur le lapin du chapeau, on l'oubliera dans un caveau
Cinq ans, c'était pourtant trop, pour ce marmot, pour ce salaud

Je suis une pomme et je vous en donne

Dernier round pour la finale, j'annonce le rythme pour les annales
Nous l'avons tous entendu et je te le dis, sans flagornerie
On te le doit, ce petit merci

REFRAIN
Anarchiste réactionnaire
Fantasmagorique, c'est dans l'air
Opportuniste militaire
Mais, sans logique disciplinaire
Favorable au nucléaire
Politiquement mercenaire
Sportivement plutôt grégaire
Dans des situations délétères




LES TRAVAILLLEURS

REFRAIN
La main d'œuvre, c'est le bonheur, alors pour une bonne fois, dis leurs

Première génération de travailleurs
Travail à la chaîne, pas d'opérateur
En 36, on négocie les conditions
On les obtiendra, nos négociations
Droit de la semaine de 40 heures
Merci Léon, pour ta grandeur
Congés payés et obligations
Pour le futur de la nation

REFRAIN
La main d'œuvre, c'est le bonheur, alors pour une bonne fois, dis leurs

Après-guerre, ils sont las et peu travailleur
Ils s'attendent à de biens meilleurs valeurs
Pour les industriels et les patrons papa
Pour eux, ils leurs faut toujours des bras
Pour laminer les carrosseries, à chaud, à froid
C'est un casse-tête quand, il n'y a pas de choix
Et pour Charly le coup de la vitrine
Pays de cocagne, joie et bonheur avec en plus, une jolie piscine

REFRAIN
La main d'œuvre, c'est le bonheur, alors pour une bonne fois, dis leurs

S'enfuir ou partir, sont les conditions, d'un espoir meilleur
D'échapper à la tradition, ou à la terreur
Pour faire la sélection, les candidats sont légions
Et les valises, toujours fabriqués en carton
Rêvant d'Eldorado sous le soleil de Paris
Mais c'est plutôt le ghetto dans les bidonvilles d'Evry
Travail à la chaîne, pour une main d'œuvre docile
Qui craint le petit chef de gestion, hostile

REFRAIN
La main d'œuvre, c'est le bonheur, alors pour une bonne fois, dis leurs

Entassés les uns sur les autres, dans de vrais taudis
Parqués comme des lapins, dans des lieux-dits
Les cités construites, à la va vite
Sans se plaindre ou presque, de façon fortuite
Voilà ce qu'est la France des années soixante-dix
Une vaste ignominie, des nantis et du fric
Pour le regroupement familial, je remercie Valéry
Qui sans s'en rendre compte a jeté Mamie dans les orties

REFRAIN
La main d'œuvre, c'est le bonheur, alors pour une bonne fois, dis leurs




RESEAUX CHIC ET CHOC

Pour la denrée qui devient rare
Qui deviendra de l'or en barre
Vous pouvez toujours vous gavez
Mais, vous serez toujours prisonnier
Des scrupules, au nom de la nation
Vous jurerez certainement que non
Il faut que ça rapporte et vite
Et avec le pactole, on prend la fuite
Que la finance soit une valeur
Que l'on garde comme le bonheur
Mais ce bonheur est illusoire
Que l'on déguste comme une bonne poire

Quand les réseaux neuronaux
Se veulent puissant, vertigineux
Quand l'information sous-jacente
Se veut pressante et puissante
Quand les fenêtres se veulent miroir
Des secrets larvés du pouvoir
Plus d'espoir pour la détresse
Quand la baleine fait sa Une dans la presse
A coup de milliard de dollars
Dans les côtes du dernier cauchemar
Personne pour relever le défi
Des réseaux rapides dans le conflit

REFRAIN
Ils se moquent des gens aux placards
Mais tant mieux car il est déjà moins le quart


no statement
UE/USA/CEI

Retrouvant son ampleur, avec un Vladimir tout en couleur
Sur une chaîne TV sans détour, qui ne sent pas la fleur
Replaçant avec douceur, le contexte géopolitique
Et les points sur les i, dans un cadre ironique
Retrouvant les mots perdus, de la situation en vigueur
Vladimir, tu nous a tous réchauffés le cœur
Il a donc mis d'accord, tous les gens de l'Union
C'est bien et maintenant, tout le monde t'attend
Qui peut se demander encore, à qui profite le Boeing en Ukraine
C'est Mickey fier et joyeux qui nous joue la bohème
Il faut encore trouver la représentante de la clique d'en face
Hillary la malade, la cocu de la farce
L'une pour le monde
L'autre pour l'administration
Une nouille et un salaud pour la constitution
Bouquin à Las Vegas pour Hillary l'écrivaine
Qui, pour la version officielle, veut que l'on se démène
Nos poudres sont là pour la remettre sur pied
Elle est pourtant encore chancelante et diminuée
Qu'on lui donne la constitution jusqu'a ce qu'elle en crève
Dans un concert de jurons, pour faire sonner la trêve
Va-t-elle se tuer à la tâche, en vraie américaine
A moins qu'elle ne jure que sur John, qui lui, reste dans la plaine

REFRAIN
La vingt-huitième étoile dans le respect des traditions
Tous les gens de l'union lui font une ovation
Hillary ou John vous devriez faire attention
Car on n’a pas encore parlé de la Chine
Et je sais qu'elle a des ambitions
D’ailleurs, elle vient de me faire un signe




CHARLY GOAL

REFRAIN
Sclérosés, étouffés, diminués
C'est dans cette France-là, qu'ils se sont révoltés

Jouant les hommes providentiels
Pour le pouvoir, et garder l'essentiel
Dans son cri, le leitmotiv de la chienlit
Pour aider les immobiles pourris

Stigmatisant, une jeunesse rebelle
En soulignant, des mœurs de femelle
Pour choquer, la foule en liesse
Rien de mieux, qu'une paire de fesse

Premier round, c'est à Nanterre
Que l'on a plus envie, de se taire
Les piquets deviennent entreprises
La grève est une belle surprise

La lutte ouvrière n'a pas suivit
Trop de révolte tue l'industrie
Un long débat à Boulogne-Billancourt
La révolution là-bas, on est jamais pour

Rendez-vous à Saint-Germain
Pour mordre le commun du destin
Etudiant ramassant des pavés
Et les platanes déracinés

Baden Baden en option
Pour le chef de guerre de l'opinion
C'est Massu, réagissant, qui lui botte le cul
Le courage visiblement, ce n'est pas sa vertu

Pas de victimes pour le préfet
On lui doit ça, au moins pour l'effet
Désignant comme nuisible Dany le rouge
C'est à la frontière allemande qu'il se retrouve


AMBASSADOR HILL

Partout où vous serez et ça je peux vous l'assurez
Aucune chance d'y échapper, échec et mat sans hésiter
Pas d'espoir, même pas de doute à avoir
Quand le hamburger se transforme en curare

J'ai en main votre futur destin
C'est la dernière valise et la fin
Ramassez fringues et chagrin
Et remercier-le espèce de crétins

Secrétaire ou garde du corps dans le couloir de la mort
Dans ces contrées irrespirables, où l'on y perd tous les membres de son corps
Vous avez raison de retourner au Kentucky
Là-bas, la mort vous attend peut-être dans votre lit

Je n'ai pas de sang sur les mains
Mais, je peux analyser vos intestins
Pour connaître la raison de ce chemin
De ce cul de sac, qui sera votre fin

Peu de chance que par l'ozone
Le masque à gaz ne résonne
Comme l'ultime, solution radicale
qui ne te garde en vie, au finale

Pour des raisons transcendantales
Même la douche est redoutable
L'eau n'en parlons, même pas
la mort vous prendra dans ses bras

Plus question de palabres dans le bureau ovale
Avec les homologues de ces maisons bancales
Là, où la mort est une réalité bien trouvée
Entre nous avouer-le, vous l'avez bien cherché

De ces maisons qui pourrissent aux quatre vents
Jurés-nous, surtout, qu'il y a encore du monde dedans
Que l'on vous imagine afféré comme personne
Quant à la maison blanche plus rien ne résonne

REFRAIN
Quand dans la vie des châteaux tout part à veau l'eau
L'unique recours repose sur le retour
Comme le dernier des comptes à rebours
Avant le dernier des châtiments qui pèsera pour toujours
L'ambassadeur et ses acolytes ne jouent plus aux satellites




LE PLOMBIER

On m’appelle le plombier du premier
Jamais fatigué, mon boulot, c’est vos tuyaux, vos éviers, vos toilettes, vos lavabos
J’ai dans ma trousse tous les bons outils, de la pince, du chalumeau aussi
A minuit et avant huit heures, je trace ma route, toujours la bonne heure
Disponible soixante minutes par heure, toute destination, je ris de bon cœur
De Paris à Taverny, direction aussi Clichy


LE CORTEX

Celle qui s'échappe en, parlant,
Comme toutes les autres, régnant,
Dans les corps et les âmes, saignants,
S'en affranchir si, difficilement,
Il n'y a encore pas si, longtemps,
Dès lors qu'elle vous attrape, vraiment,
Ne vous lâche plus du sol, sciemment,
Une tête dans les étoiles, constamment,
Ne fait pas raisonner, sainement,
Alors direct entres les nébuleuses, évidement,
Pour être perché très haut, à cent pour cent,
Discours exacerbé, franchement,
Je vous ai vu apeurer, touchant,
De sentir tant de force, m'appartenant,
A mon gré, à mon flair, déterminant,
Ce que je dois faire avec vous, fuyant,
Quand la réponse est pauvre et le verbe, trébuchant,
Si toutefois vous croyez que je ne suis pas comme vous, consistant,
Soyez sûr que surtout, je resterai, cohérent,
Ces images résonnent de milles crécelles, sidérant,
Voilà que cela me fait rire, assurément,
Comme un énorme délire, portant,
Sur un scénario débile mais, marrant,
Comme la réputation d'un chien, mordant,
Dans une carcasse de chèvre, sentant,
Le bouc et la genièvre, soûlant,
Ce canidé a c'est certain, devant,
de belles années à plaisanter, sûrement,
Sur ses aventures, poilant




UN HOMME

Comme un homme qui a su vous comprendre
Comme un père qui a su vous portez
Vous menez sur les chemins de la vie
Vous amusez, vous rendre gris
Un humour élégant et fin qui souligne un trait de caractère aussi
Amusez de ce théâtre qui est ici seul le témoin de l'ennui
Rendez-vous quand j'aurai fini je te montrerai
Ce que j'y ai fait comment, je m'y suis pris
Car je crois dans les forces de l'esprit
Si tu savais combien tu m'as enrichit
Même si parfois, je n'ai pas tout compris
La finesse de tes propos m'ont toujours surpris
Pourtant la rudesse de tes coups de marteau m'ont parfois laisser sans voix
Stratégique et laconique, exemplaire et lapidaire
Je me remémore ta silhouette stoïque, le monde entre les mains
Dans les volutes bleutées assis dans le canapé pas loin de Montenssier




LES WISIGOTH

Elle était Berta pour ceux qui marchent aux pas
Le Wisigoth païen qui a vu arriver les Huns
Le barbare de l'histoire pensant qu'il descend d'Odin
Ce grand lyrique fougueux comme Wagner
Se réinventant tous les cinquantenaires
Demandez donc à Helmut, si nous sommes encore "kapout"
Si vos crimes ont étés oubliés autour d'un casse-croûte
Tu sais bien Gerarth que je suis ton fusil
Et que désormais, nous sommes maintenant amis
Sur les marchés, dis aux Yankees
Que la liberté se paye chère autour de la Rhénanie
Je comprends cette revanche, obligé
Quand la Ruhr fut démantelé, le cas de figure
Deux parties bicéphales, à l'Est, à l'Ouest,
Réunification cérébrale, en forme de test
Mais où donc vouloir aller, dans une langue d'estropier
Même avec des voitures, archi blindées
D'ailleurs mon conseiller est technique
Alors que j'agis plutôt, de façon diplomatique
Problème démographique, à vouloir trop se protéger
On finit dans une société de gériatrie
Angela ne fait pas cette tête-là
Il aurait fallu donner le la, d'une volonté politique
Pour annihiler cette fois, la problématique
Au lieu de se concentrer, sur la logistique
Et louper ainsi, le coche des statistiques




LE PROVISEUR

Alors que je n’étais plus à un coup bas
Procès d’intention sur l’écran encore là
Coincé par Gossip cet engin de torpeur
Dézingué par la valse des ricaneurs
Il fallait sans doute pour eux expliquer
Encore une fois ce que je devais penser
Portrait dans le prétoire du proviseur
J’entendais dans le public des hauts le cœur
Sur les détails de ma vie, déballer au grand jour
Je savais que c’était un autre et que celui-là était sourd
Le professeur qui baille qui soupir ses questions
En vertu de quoi cette sélection
De huit pauvres bougres qui s’émeuve des détails
Eux dans leur box, je ne vois que la taille
Témoignage en cascade, des vivants de passage
Décrivant une allure glaçante, un cœur de rocaille
Le témoin de mon indifférence m’en veut encore
Et à chaque tournure de phrase, voilà qu’il mord
Le chiwawa hargneux de cette histoire
Ce rongeur d’os et de baballe
Se rappelant à ma mémoire comme la mouche
Qui va voletant avec un regard louche
Les robes noires, maintenant, entrent en scène
Pour souligner l’intégrité qui est mienne
Maintenant je suis le chevalier blanc
Je peux leur montrer mes cheveux blancs


UNE DECHARGE

On y trouvait n’importe quoi
Du skaï, du zing et du formica
Tout est moins chers sur ce truc là
Disait ma voisine, cette bonne femme là
Que ce soit la raclure ou bien les rats
Tout le monde allait sur ce site là
Déchets en nombre immondices ça et là
On dirait que la troisième guerre mondiale est là
Chaise en rotin, cafetière cassé
Sont les derniers objets à classer
Au cimetière désorganiser
Allez poursuivre les encombrants
De la pourriture que l’on trouve dedans
Moisissure vieux médicaments
Magazine pourrissant au grès du vent
Une odeur pestilentielle règne en maitre maintenant


ZOOVILLE

Dans une petite ville près de l’eau
Un trou un monde de caniveau
Là ou traine les faiseurs de potins
Madame michu la voisine d’en face
Avec raymond le roi de la farce
Qui fait quoi mais avec qui
Dans ces draps c’est charmant c’est exquis
On suppose qu’ils viennent voir l’embaumé
Le plombier ou bien le charcutier
Pour entendre les détails du dernier courrier
Je me moque de tous ces cinoques
Qui défilent tous sous mes fenêtres
Je les laisse à leurs petites affaires
Tous afférer à leurs petites valeurs


DE LA BOUE ET DE L'EAU

Coulait de la montagne dans un pays de cocagne
De la boue et de l’eau
Courrait dans le ruisseau, suivait son cours au fil de l’eau
De la boue et de l’eau
Opaque et marron, vidé dans le siphon
De la boue et de l’eau
Suscitait de la curiosité, avait besoin de se faire vidé
De la boue et de l’eau
N’avait plus d’autres choix, que de descendre par-là
De la boue et de l’eau
Devait s’expliquer sur le côté d’où elle venait
De la boue et de l’eau
Se liquéfiait sur le parquet, dans les interstices, coulait
De la boue et de l’eau
Se répandait doucement, dans les douves du château
De la boue et de l’eau
Etait réunis dans la marre des canards
De la boue et de l’eau
Survivra-t-elle au soleil quand il assèche avec merveille
De la boue et de l’eau
Se reflétait dans le sillon, tachait les bas d’Edith Nylon
De la boue et de l’eau
Au fil de l’onde vivait, dans la station près de la forêt
De la boue et de l’eau
Recouvrait tout, même les journaux, quotidien et aussi hebdo
De la boue et de l’eau
Submergeais tous les micros, dans les studios, sur les plateaux
De la boue et de l’eau
Bouchait les pistolets, rendait obsolète les boulets
De la boue et de l’eau
S’est répandu sur les pierres noires, sur les rochers près de la cave
De la boue et de l’eau
Bouchait les artères des immigrés, rendait docile la nationalité


LE TEMPS MEDIATIQUE

Politique ou esthétique
Régnait en maitre et recyclés faisait le lien dans la cité
Le temps médiatique
Critique ou bien plutôt complaisant a la Une du tout-venant
Que ce soit pour faire plaisir aux gens, ils se voulaient distrayant
Le temps médiatique
Dans les campagnes, chez les marchand
De voitures ou de détergent
Le temps médiatique
Dans le regard des condamnés au cerveau lobotomisé
Dans leurs yeux la jeunesse plein d’amertume et de tristesse
D’être assis devant le petit écran, qui n’est plus celui de leurs vingt ans
Le temps médiatique
Temps des communicants pour mieux sourire et divertir, me fais chier royalement
Le temps médiatiques
Mais encore combien de temps, avant la fin des publicités drolatiques
Qui sans discernement font payer les gens de forme cubique et sans rendement
Le temps médiatique
Fait briller la culture de tous les mécréants pour détourner les psaumes des pauvres gens
Le temps médiatique
Qui parle de façon comique pour expliquer les choses sérieusement


LA FILLE DE L'HOROSCOPE

Dans ce pays où sont les interdits
Dites merci à la mère Denis
Sans un battement sans une pulsion
Mais moins rapide qu’un avion
Ils sont chez vous, ou ailleurs
Mais sous certaines conditions
Sur les pochettes surprises, on ne peut pas les montrer
Pour les hommes, c’est plus simple, on ne peut pas les planquer
Pour Valery, il dors sur son bonus aujourd’hui
Pour Jacques, il avait fait l’impasse
Pour Nicolas le pilote, pour les chiffres tenu, il n’a pas
Au niveau des niches fiscales
C’est moins bancales
Car avec un peu moins d’impôts
Pour payer le nettoyage du frigo
Il faudra des migrants rassurants
Je veux éteindre les polémiques de l’eau sauvage
Et de mes mensonges qui amènent à la rage
Pour célébrer la communion d’un peuple
Et la communication automatique




NIKKI LE MACHO
Prenant la mairie, quand tout le monde dort
Charles se réveille, sur son lit de mort
Election dans un village, où le fric est le roi
Le copinage, c'est mon dada
Si vous connaissez mon histoire
Vous le savez, elle est sans gloire
Devant toutes les caméras
Je prends cet enfant dans mes bras
Direct vingt heures, je suis le roi
C'est, donc, la seule histoire qui me va
J'aime bien draguer, même la mariée
Au moins, je l'ai eu, sans me fatiguer
Tu ne voleras pas, la femme de ton prochain
J'ai dû lire ça, c'était pour les chiens
Une larme encore sur sa joue
Je joue encore le drame, jusqu'au bout
Mais pas de problème de conscience
C'est dans la norme de toutes les réjouissances
Elle partira les bras en croix, jurant
Qu'il n'y aura qu'un chef, en moi
Pour 2007, je suis dans les blocs
Ambiance hostile dans le haddock
Le cours du poisson, c'est toujours bon
Pour prendre du plomb, sous les néons
Ce matin, je m'étais déplacé
J'aurais dû mieux rester couché
Remorque royale pour les journalistes
Pendant que sur un cheval, je me prends pour le Christ
Le cheval blanc, du couillon de la liste
Me donne des ailes, dans une Camargue triste

C'est toujours bon pour les machos
De se sentir comme un maquereau
Ségolène enrage d'une légitime colère
Je fais le sot et j'en prends l'air
Dernier tournoi dans le combat
Pour une fois, je suis le roi
Un peu plus tard, ma femme me quitta
Pour un pubard, un peu moins bas
Dîné bon teins, vite réparé
Je vais donc, me recaser

Troisième passage devant l'église
Toujours dans le respect du prestige
Devant l'autel du cirque permanent
Alors que dehors sont les manants
Elle est gratteuse, sur le retour
Vraiment pas de quoi, faire le détour
Pour une pin-up à l'anglaise
Pour le prestigieux, monsieur Ramirez
C'est comme ça dans les maisons du luxe
Où la réserve se trouve dans le stuc

Elle a du bon Marianne et ses largesses avouées
Mais vociférant contre mon équipe
Qui ne comprend plus rien tellement, c'est épique
Le commencement de la fin, est déjà très proche
Mais il me reste encore, quelques millions en poche
Je décide d'investir tout ce qu'il reste de force
Quand les prix du marché sont gonflés à blocs
Meeting zéro devant le Trocadéro
Galvanisé par le prix des drapeaux

Dernier round et c'est le grand soir
Et en six phrases, je me la prends dans la poire
La formule a du succès, je reste muet
La force sûre, est plus suprême que moi
J'encaisse, j'ai mal, je ne m'en relèverai pas
Ce n'est même pas la peine de compter
Cette fois c'est grave, je suis plombé
Je ne pourrais plus téléphoner
Sans me dire, si je suis écouté

REFRAIN
Maintenant plutôt moins colérique
Car j'ai rongé mon frein cathodique
Maintenant, je ne mords plus ma chique
Néanmoins, je reste encore mutique
Ne maudissant plus le numérique
Tout en comptant sur la technique




ETAT ISLAMIQUE

Dans le grand livre des records, que ce soit pour des combats au corps à corps
Si tu te sens attaquer, il n’aurait pas fallu dégainer
Tu soignes tes gens avec des discours rassurant, as-tu pensé à l’équipement dans ces pays du levant
Les alizés et le soleil brulant auront tôt fait d’y faire un traitement
La conséquence, c’est que ça déraille et tue les hommes, les fétus de paille
Retrouvons-nous demain pour la finale, le onze septembre, contre la lutte du problème nasal, épidermique, et cérébral
Car je sens qu’il y a encore des soleils noirs et des nuages sur le nord de la Californie
C’est nous les premiers au levant qui agiront, sans embarras, sans tracas
Votre opinion sera favorable à vingt-deux pour cent, considérable
Je regrette que les grandes puissances n’aient pas agi, plus rapidement
Et qu’ils prennent des décisions, dans les temps
Et si donc les troupes au sol, interviennent avec la camisole
Ça sera un demi au bar du coin avec les amis
Cette suppression passe mal, il faut pourtant qu’elle soit procédurale
Au téléphone comme des grands, comment, nous verrons ça, dans un instant
Pas de troupes au sol, ni aucune collaboration dans les vols
Comment et surtout sous quelles formes, les français participeront, c’est une question de décision
Est-ce que l’on peut le dire maintenant et vous roulez dans la farine sciemment
Nous sommes maintenant en retard permanent, le soleil bouge au levant
Car l’armée islamique possède aussi beaucoup d’argent et l’activité économique serait pilonnée très fortement
C’est comme ça que ça se passe au levant


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